BTS TOP'ECO

Les contraintes pesant sur les politiques économiques de la zone euro (TSTMG)

7/6/16

Chapitre 9 Les contraintes pesant sur les politiques économiques dans la zone euro
 
I. Pourquoi est-il difficile d’assurer la coordination des politiques économiques                        dans la zone euro ?
 
A. Les principes de la coordination des politiques économiques 
 
La coordination existe dans certains domaines : la politique monétaire puisque c’est la BCE qui fixe les objectifs et qui prend les mesures concernant le niveau des taux d'intérêt (voir chapitre 8). D’autre part, même si la politique budgétaire est déterminée dans chaque État membre, le pacte de stabilité européen les encadre fortement, en interdisant les déficits publics excessifs. Ainsi, les États membres sont assez contraints dans leur politique budgétaire.
En revanche, dans certains domaines (notamment la fiscalité), la coordination est loin d’être assurée dans l’Union européenne.
 
B. Les difficultés de la coordination des politiques économiques 
 
Les États membres de la zone euro connaissent des situations économiques très différentes : certains pays sont en croissance (l’Allemagne), d’autres stagnent ou sont entrés en phase de récession. Il est donc difficile de coordonner les politiques économiques. Certains pays craignent l’inflation et réclament des politiques de stabilisation tandis que d’autres ont davantage besoin d’une politique de relance de leur activité économique.
De plus, leurs performances en termes de compétitivité et d’emploi diffèrent fortement, ce qui rend encore plus ardue la coordination des politiques.
 
II. Comment financer les politiques budgétaires dans la zone euro ?
 
Pour se conformer au Pacte de stabilité européen, les États membres peuvent réduire leur déficit en jouant sur les impôts, taxes et cotisations ou en finançant leur dette par l’emprunt.
 
A. Le financement par les prélèvements obligatoires
 
Pour réduire les déficits, il est possible d’augmenter les prélèvements obligatoires.
Toutefois, les économies européennes (et en particulier la France) présentent déjà des niveaux de prélèvements obligatoires élevés (autour de 42 % de leur PIB).
Une augmentation trop importante de la fiscalité peut donc entraîner des conséquences négatives : ralentissement de la consommation, de l’investissement, baisse de l’activité des entreprises et donc augmentation du chômage.
 
 
B. Le financement par l’emprunt
 
La hausse régulière et continue des déficits publics alourdit la dette publique (qui a dépassé 90 % du PIB en France).
Une dette publique excessive génère de graves risques :
- la dette publique s'alourdit sous l'effet d'un mécanisme cumulatif appelé « effet boule de neige » : les déficits rendent plus importants les besoins de financement, ce qui alourdit chaque année davantage la dette (le remboursement de la charge de la dette est d'ailleurs devenu le deuxième poste de dépenses budgétaires) ;
- une dette importante limite les marges de manœuvre de l’État ; ce sont donc autant de ressources qui ne pourront être consacrées à d’autres dépenses et qui pénalisent les générations futures ;
- de plus, la dette trop élevée présente un risque d’éviction des entreprises privées des marchés financiers qui se trouvent en concurrence avec l’État pour obtenir des capitaux ;
- et enfin, une dette élevée inquiète les détenteurs et financeurs de la dette (majoritairement des investisseurs étrangers) qui perdent confiance et réclament par conséquent des niveaux de rémunération plus élevés, ce qui renchérit davantage le coût de son financement. Ce n'est pas le cas de la France qui emprunte sur les marchés financiers à des taux très faibles (voire parfois même négatifs).

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