BTS TOP'ECO

Politique budgétaire et monétaire (TSTMG)

7/6/16

Chapitre 8 Les politiques économiques : politique monétaire et politique budgétaire
I. Quels sont les mécanismes et les instruments de la politique monétaire ?
A. La notion de politique monétaire
 
La politique monétaire consiste à agir sur la masse monétaire en jouant sur les taux d’intérêt de façon à influer sur l’activité économique. Elle vise à encourager la croissance tout en surveillant l’augmentation des prix :
- en fixant des taux d’intérêt directeurs faibles (politique monétaire expansive), elle stimule le crédit et donc l’activité économique ;
- en fixant des taux d’intérêt directeurs plus élevés (politique monétaire restrictive), elle renchérit le coût du crédit et ralentit par conséquent l’activité, ce qui limite les risques d’inflation.
 
B. Le rôle de la BCE dans la politique monétaire de la zone euro
 
La politique monétaire des 17 États membres de l’UEM est menée par la BCE. Elle s’impose  à tous les États membres de l’UEM et fixe comme priorité la lutte contre les risques inflationnistes (elle fixe à 2 % le taux annuel d’inflation maximale).
 
II. Quels sont les mécanismes et les instruments de la politique budgétaire ?
 
Cette politique vise à utiliser les recettes et les dépenses de l’État pour influer sur le niveau de l’activité économique.
- Cette action sur les recettes passe principalement par la modulation de la fiscalité : en période de relance et donc de stimulation, les prélèvements obligatoires sont revus à la baisse pour inciter les agents économiques à consommer, à investir et produire ; en période de stabilisation ou de rigueur, ils sont augmentés pour réduire les déficits.
- Cette action sur les dépenses consiste à faire varier les dépenses en fonction de la situation économique : elles augmentent quand l’État souhaite relancer l’activité économique (ex. : hausse des dépenses d’infrastructures, création d’emplois publics, hausse de certaines prestations sociales), tandis qu’elles sont limitées en période de rigueur ou de stabilisation (ex. : suppression de certaines aides aux entreprises, suppression de mesures d’encouragement à la consommation comme la prime à la casse…).
Les politiques de relance ont pour conséquence possible le creusement des déficits publics et l’alourdissement de la dette publique.
Les politiques de stabilisation risquent, quant à elles,  de ralentir l’activité économique et donc d’aggraver le chômage.
 

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